
Environ 200 ans avant cette après midi du 7 avril 2009 à Delemont ( Jura), Rimbaud a écrit ce poème intitulé « le dormeur du Val ».
C’est un trou de verdure où chante une rivière
Accrochant follement aux herbes des haillons
D’argent; où le soleil de la montagne fière,
Luit; C’est un petit val qui mousse de rayons.
Un soldat jeune bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort; il est étendu dans l’herbe, sous la nue,
Pale dans son lit vert où la lumière pleut.
Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme:
Nature, berce-le chaudement: il a froid.
Les parfums ne font plus frissonner sa narine;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine
Tranquille. Il a deux trous rouges au coté droit.

200 ans plus tard, je ne sais pas si Arthur parlait du même quidam, mais son poème est définitivement intemporel! Même si le pauvre Rimbaud n’avait pas anticipé qu’un jour on pourrait dormir dans une gare ultra fréquentée du Jura
3 years ago
j comprend pas bien faut que tu me fasses un cours
3 years ago